Le train des jours passe et je reste assis sur le quai…préférant rester dans la conscience de ta Grâce, Seigneur. 

Les jours passent sans pour autant voir qu’ils passent, restant bien sagement dans l’éternel instant où je sais être à ma place, te ressentant si fortement, Seigneur. 

Ce train passe sans même que je le vois tellement l’instant de toi et si prégnant, que j’en oublie les jours, ressentant ce souffle, attentive à lui, régissant ma vie, Seigneur.

Sur ce quai, pendu comme à l’instant, je reste là, immobile, restant dans ta conscience où seul cet instant me gratifie tellement, qu’il m’inonde de ton bonheur, Seigneur.

 

L’instant que tu me donnes à chaque instant est comme un cadeau illuminé, que je prends avec gourmandise et délectation.

Ta présence, ta douceur m’accompagne dans ces instants tout pleins de toi, où je me sens comme une petite fille, allant avec son père vers l’inconnu, confiante.

Par cette seule force de ce souffle qui se superpose sur la conscience, comme d’une cadence jouait à bon rythme. 

Par Ta Grâce, ces instants deviennent de plus en plus longs comme un élastique qu’on étire. 

Cette certitude de l’instant qui s’étire, je le dois à Ta Grâce, où mon attention devient plus soutenue, Seigneur, dans la méditation profonde.

 

Comme si tu m’y emmenais, Seigneur, me prenant par la main dans cet instant ou l’instant n’est plus, qu’un seul et même instant.

Ça bascule dans un autre tableau comme un copier collé, pour me retrouver dans ta béatitude, Seigneur, où règne cet instant plein de profondeur.

Tu me gâtes à chaque instant, où mon attention se lie à toi, pour ne former que cet instant volupté, infini instant de ta Grâce. 

Seule m’importe ta conscience, Seigneur, où je la pose volontairement sur ce souffle, attentive à ce souffle qui me propulse avec Grâce, dans ta conscience.

 

Je ne serais te dire combien, oh Seigneur, combien mon existence devient magique par ta Grâce, par ces actes posés en conscience.

Tout devient si facile comme d’un mentor qui seconde son élève pour qu’il fasse les choses bien, comme elles doivent être faites, au moment où elles doivent l’être. 

C’est comme d’une consolation que d’être enfin réunit où tu me donnes sans relâche, Seigneur, des petites friandises dont tu parsèmes mon chemin. 

C’est donc par ce souffle que je lie mon existence à toi, qui par Sa Grâce me positionnes dans l’instant, restant à l’abri de cet instant, pour savoir que cet instant est ma vie. 

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