La conséquence de cette expérience amoureuse m’a fait comme un effet inverse. Au lieu d’être malheureuse de cette expérience, j’en ai été au contraire heureuse, tellement heureuse que j’ai réalisé que tout cet amour que je qualifiais d’un amour merveilleux, invraisemblable, incroyablement beau, surréaliste, n’était qu’en fait, l’amour en mon dedans que je qualifie d’intemporel. Tout ce que j’ai pu dire de mon ancien ami, qu’il était comme si comme ça, n’était qu’en fait que L'Un qui transpirait au travers de lui, pour n’être qu’en mon dedans, se reflétant en lui. Cette aventure m’a fait réaliser qu’il y avait quelque chose de tellement complice entre ce que je vivais dans l’instant et L'Un. Une alchimie qui se tressait. 

 

Quand on réalise que cet amour exprimait n’était que L'Un, on devient fou amoureux. Tant il transpire à travers nous. Comme si cet amour à présent m’importait plus, que n’importe quelle autre personne. Comme si se mettre avec quelqu’un à présent n’était juste pour partager quelque chose avec quelqu’un de précis, comme si la relation de deux êtres pouvait devenir facultative. Et elle l’est facultative. Comme si avoir besoin de l’autre n’était plus. Comme si l’autre devenait plus qu'un compagnon qu’autre chose. Comme si l’autre n’a plus de rôle à jouer dans la relation à l’autre. Tout a changé dans ma perception. Cette expérience m’a fait prendre conscience de la relation entre deux êtres. L’amour qu’on projette n’est que cet amour qui nous constitue quand notre attention est sur notre essentiel. Cet amour joue à circuit fermé. Il ne se projette pas vers l’autre. Chacun garde le sien. 

 

Ce qui est surprenant, c’est que je n’en ai pas voulu à l’autre, comme si cette relation ne m’a pas inspiré de douleur, simplement de la compassion à l’égard de cette personne. 

 

Ce que je veux dire c’est que cette personne qu’elle quelle soit, je ne lui en veux pas. Elle a fait certainement ce qu’elle devait faire, sans conscience bien sûr, seulement j’ai eu besoin de ça, pour m’ouvrir les yeux sur cette part qui est en nous. Une expérience riche de tout point de vue, pour que La Grâce m’arrange les choses, par derrière. Comme d’un exercice faux à première vue, qui cependant, n’enlève pas de point pour avoir les réponses qui apparaissent momentanées dans l’exercice. Comme si je devais avoir faux dans un premier temps pour réagir, pour qu’on me donne la solution dans le deuxième temps pour retomber sur les pattes. Comme d’une histoire qui se termine bien dans le fond. 

 

Cet affinement de conscience me donne droit comme à des points. Toute cette expérience triste dans la forme, me permet aujourd’hui, de rester bien à l’abri du SaintNom comme refuge dans le fond. Non pas un refuge en attendant que tout se calme, un refuge permanent. Un refuge qui donne droit à une habitation principale, comme d’une résidence principale. Cette résidence je la connaissais avant, malgré ça, maintenant que j’ai pris conscience de son potentiel, je m’y sens de plus en plus chez moi, confiante. Avant, il aurait manqué le chauffage dans cette résidence, maintenant, plus. Je régule ma température à mon grès. Dans cette résidence, à présent, sachant comment elle fonctionne à présent, j’agis volontairement. 

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