Quelquefois, il suffit de sortir de sa zone de confort pour se rendre compte, qu’il y a des choses qu’on ne pourrait plus faire, qu’on ne pourrait plus mettre en place dans son quotidien, elles sont devenues obsolètes, caduques. Que d’être sortie de cette zone de confort, nous permet d’avoir démantelé par la seule pratique de La Voie, par son enseignement, un fonctionnement qui est perdu d’avance, de par des expériences passées restant présentes, dans le présent, de par une cadence mal menée. On comprend alors que seuls, ceux qui souffrent vraiment l’utilisent, ou du moins en prennent conscience comme d’une chance de pouvoir vivre normalement, léger. 

 

Cette pratique bien précise de La Voie pour être utilisé par tout le monde est bien spécifique. Elle est portable, on peut l’utiliser partout dans son quotidien, et quel avantage ! Seulement quand on ne pratique pas, pour x raisons, on en souffre.

 

Comme d’aller visiter des amis pour quelques jours, où trouver des moments propices à la méditation, n’est pas toujours faisables, quand notre mental nous dit en arrière plan: « ….plus tard…. » comme si Le Service n’était pas suffisant, qu’il était nécessaire aussi de se poser pour enlever pour de nouveau se re-remplir. À s’arrêter pour de nouveau reprendre. Comme d’une nécessité de le faire. Comme d’un poids qui nous tombe dessus, nous mettant en demi-sommeil méditatif, forcé. 

 

Pour être en forme, on a besoin de bien manger, pour avoir un transit bien équilibré. On a besoin de faire du sport dans son quotidien: marcher ou courir ou tout autre sport. C’est une façon de se détendre, en priorisant les étirements, comme d’une façon de se sentir léger, bien dans son corps, pour favoriser une dynamique. Pareil pour sa conscience. C’est une pratique quotidienne qui demande un investissement personnel. 

 

Même si on médite le matin et le soir, il est vrai que pendant la journée, entre le bruit des enfants, les discussions l’après-midi, l’aide au quotidien…l’apaisement est de mise.

  

En partant de là-bas, c’est comme si ces émotions emmagasinées, s'étaient figées sur des parties de mon corps, comme des bleus: mal aux jambes, mal au cou, à l’épaule, mal aux pieds. Une heure et demie pour rentrer m’a permis de libérer ces émotions superficielles, en étant consciente de ma respiration par Le Service. Comme si le silence en conscience, m’avait apaisé. Un besoin ce silence, un besoin propice à la pratique. 

 

Il y a des choses qu’on ne fait pas, qu’il est bon pour nous de faire. Pour se retrouver avec des maux nous indiquant notre mauvaise conduite. Ce qui entrave le bon fonctionnement de notre être. Cependant sur le moment, on ne s’en rends pas compte. Il a fallu que je parte de là, pour prendre conscience que la discipline est le maître mot, de chaque maux. 

 

C’est sûr que c’est un changement radical que d’aller chez des personnes, certes que l’on connait, seulement qui n’ont pas du tout le même fonctionnement que nous. Un fonctionnement déjà par la pratique, pour un fonctionnement à la base. Les premiers jours ont été faciles, les autres moins. Les autres moins par se manque de silence, pour ce manque de pratique.

 

Tout s’enchaine sans même prendre le temps de prendre les tenants et les aboutissants en conscience, pour plus de clarté. C’est une cadence qui s’affole, qui a perdu son rythme. 

 

 

Pour se demander pour quoi tant de problèmes dans notre quotidien ? Pour d’autre ce sera, pourquoi l’autre n’est pas conscient de nos actes ? Alors que nous même nous ne le sommes pas. Chercher l’erreur !

 

Pourtant quand on met en place la pratique, avec un quotidien plus rythmé, plus apaisé, plus léger, plus conscient, dans des cadences que l'on coupe volontairement, pour se ré-approprier l’instant, pour le vivre dans sa profondeur, on se rend compte que ces instants doivent être volontaires, pour qu’il y est cette prise de conscience.

 

L’enseignement est avant tout une pratique. C’est par la pratique que l’on prend conscience, non pas, par les dire, de ce que l’on peut dire de la pratique. 

 

Quand je suis revenue chez moi, je n’avais déjà plus mal, nulle part. J’avais déjà évacué toute cette mauvaise énergie qui s’était infiltrée, stagnante. Pour avoir bien méditer hier au soir, pour être de nouveau d’attaque pour reprendre ce quotidien où la discipline est de mise, quoique que l’on fasse, où que l’on soit !  

En tout cas, la pratique reste un mécanisme de survie pour chaque instant. 

 

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